L’observatoire de la nuit

Skedanoz 2016, cairn de Petit-Mont – Arzon | © Christian Mallet

À L’observatoire, nous étudions l’usage de la lumière au-delà de ses caractéristiques visuelles et fonctionnelles. Nous nous appliquons à l’utiliser comme un médium aux multiples usages, au service d’environnements et d’utilisateurs. Accompagnés de l’artiste illustratrice Léa Le Thoër, nous poursuivons l’objectif de singulariser l’environnement nocturne de son aspect diurne. Nos solutions sont orientées vers un respect des qualités patrimoniales, architecturales et paysagères des lieux. La place des usagers prime. Nous challengeons le statu quo des normes en vigueur en mettant l’accent sur le balisage, l’équilibre obscurité/lumière et la dimension émotionnelle suscitée chez les usagers. Si la sécurité des biens et des personnes est d’une importance capitale, nous l’équilibrons avec la conviction qu’en chacun d’entre nous demeure le sentiment d’exaltation d’une déambulation nocturne, témoin même de notre capacité à nous émouvoir. Cette émotion est l’élément fondateur de nos projets, et ce dès les premières phases de conception.

Réguler les niveaux lumineux, respecter les cycles de vie nocturnes et apporter aux espaces de la nuit de véritables atmosphères singulières, telles sont les valeurs actuellement poursuivies au sein de L’observatoire de la nuit. Nous traitons nos projets par une approche contextuelle et graphique d’un nouveau genre. A mi-chemin entre le figuratif et l’abstrait, entre l’éclairage et l’obscurité. Les ambiances générées sont issues d’une volonté de faire émerger les richesses vernaculaires des espaces-temps qui nous sont confiés. Nous mettons alors nos compétences architecturales, urbaines, méthodologiques, techniques et plastiques au service de projets d’ambiances nocturnes profondément ancré aux lieux, au travers d’une simple question : quelles richesses nous réserve l’obscurité ?


L’observatoire de la nuit a été fondé en 2015 par Nicolas Houel. Architecte, scénographe lumière et chercheur en études urbaines nocturnes, il explore le sujet de l’expérience nocturne éphémère et pérenne. Son expérience de scénographe et ses travaux de recherche lui permettent un renouvellement permanent de ses projets d’aménagements nocturnes urbains, architecturaux et paysagers. Pour chaque étude, il met le contexte géographique, culturel, historique et social au premier plan. Les indicateurs physiques et sensibles qu’il récolte lui permettent de déterminer des choix d’éclairage et d’obscurité précis, toujours en adéquation avec les enjeux contemporains de l’éclairage artificiel. Son travail se synthétise en un simple engagement : produire des ambiances nocturnes de qualité tout en assurant la sobriété énergétique et lumineuse.